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Atelier de perforation de cartes, 1958.
Photographie de la Fédération des Équipes Bull.
La machine d’Hollerith donne très vite naissance à d'autres machines mécanographiques destinées à des applications statistiques, comptables et scientifiques.

Le développement de ces machines a pour conséquence l’apparition d’une nouvelle manière de travailler avec la création des ateliers de perforation, des ateliers de tri, d'interclassement et d'impression.

À leur apogée, dans les années 50, ces machines se composaient de différentes unités, qui demandaient une spécialisation de la part des employés. Les femmes travaillaient majoritairement à la perforation et à la vérification, tandis que les hommes étaient plutôt affectés au tri et à la manipulation des bacs de cartes.

La "perfo" perforait les données sur les cartes, d'abord trou par trou, puis par la suite en utilisant un clavier alphanumérique. Elles pouvaient traiter jusqu'à deux cents cartes par heure.

La vérificatrice devait contrôler les fautes de frappe. À cet effet, elle reprenait les cartes perforées précédemment par la perforatrice et tapait de nouveau les mêmes données. S'il y avait une erreur, la machine se bloquait en signalant seulement la colonne erronée.
La vérificatrice retirait la carte en y joignant le bordereau de saisie et le renvoyait à l'atelier de perforation (en aucun cas la même personne effectuait la perforation et la vérification d’un même lot de cartes).

En 1960, la Compagnie des Machines Bull aménage des pauses de gymnastique de décontraction dans les ateliers de perforation. Ces principes venus de Suède font école chez des clients, et jusqu’au Japon.
Photographie de la Fédération des Équipes Bull