Machine classée au titre des monuments historiques en 2005.
Le calculateur analogique SEA OME P2 est constitué d"un grand bati vertical portant :
- au dos les amplificateurs à courant continu (tubes électroniques apparents)
- sur l'avant l'ensemble des potentiométres permettant de fixer les coefficients, les platines recevant les éléments "non linéaires" (selfs et condensateurs) et les panneaux d'interconnexion permettant de relier tous les éléments entre eux.
Le calcul analogique est la première forme performante de calcul électronique. Il consiste à remplacer les valeurs étudiées par des courants électriques. Des amplificateurs permettent de faire les sommes et différences. Des éléments auxiliaires, selfs et condensateurs, permettent de simuler des phénomènes physiques "non linéaires".
Le calcul analogique constitue un évènement important dans l'histoire du calcul des années 50. Ces machines ont ainsi participé à la reconstruction de la France d'aprés guerre (construction des barrages et des réseaux EDF, simulation aéronautique).
Dans les années 50, il n'existe en France que 2 constructeurs d'appareils de calcul électrique analogique par courants continus : la SEA (Société d'Electronique et d'Automatisme) et les Laboratoires Dervaux.
La SEA construit son premier calculateur en 1949 baptisé OME 12 (Opérateur Mathématique Electronique). Ce fut le premier calculateur électronique disponible à l'Institut Polytechnique de Grenoble.
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